Aucune source ne donne à elle seule une vue complète et à jour d'une entreprise : son SIREN vit dans les registres légaux, tandis que son site web, sa page LinkedIn, sa page Google Maps, ses pages de recrutement ou encore les technologies qu'elle utilise vivent chacun de leur côté, sans que rien ne les relie nativement.
Le matching, c'est le travail de réconciliation qui rassemble ces sources autour de la bonne entité légale.
C'est là que Pharow met son attention, parce que cette réconciliation est le centre de la compréhension d'une entreprise : c'est en croisant la donnée légale, le web et LinkedIn qu'on obtient la vue la plus juste et la plus complète, et c'est cette vue qui fait réussir vos démarches.
On vient de passer 4 mois à reprendre nos algorithmes de matching de zéro. Le résultat le plus concret de cette refonte : près de 980 000 SIREN reliés à leur(s) bon(s) site(s) web, soit +24 % .
Le nombre d'entreprises en base ne veut rien dire
On pourrait multiplier par dix le nombre d'entreprises affichées demain matin ; ça ne rendrait pas la base meilleure, juste plus grosse.
On gonfle facilement le compteur, mais pour quoi faire ?
Le répertoire SIRENE contient près de 25 millions de numéros (source INSEE), et il suffirait d'y déverser tout ce qui existe (auto-entrepreneurs sans activité réelle, SCI, associations, exploitations agricoles, entités déjà cessées) pour afficher un chiffre spectaculaire.
Sauf que la plupart de ces statuts n'ont aucun intérêt pour la prospection B2B. Pour donner un ordre de grandeur, l'INSEE ne compte qu'environ 2,5 millions de sociétés économiquement actives (données 2022, source INSEE) : c'est ça, l'univers réellement adressable, pas les 25 millions.
Sans contexte, le volume ne sert à rien
Afficher des millions d'entreprises avec trois champs chacune, ça n'aide personne : sans site, sans dirigeants, sans signaux d'activité, on ne comprend le contexte d'aucun compte et on ne sait pas par où commencer. C'est tout l'inverse de ce qu'on cherche quand on prospecte, où l'on a besoin de comprendre vite qui vaut le coup d'être contacté.
=> Une base ne se juge pas au nombre d'entreprises affichées, mais à ce qu'on sait vraiment de chacune et à ce qu'on peut en faire.
SIREN, site, LinkedIn : ce lien n'existe dans aucune table
Nulle part il n'existe de table reliant un SIREN à son site et à sa page LinkedIn, et ce lien n'est même pas simple : il faut le reconstruire au cas par cas.
Un lien qui n'est pas du un pour un
S'il existait un lien unique entre un SIREN, un site web et une page LinkedIn, tout serait beaucoup plus simple. Mais ce lien n'existe pas, et il n'est même pas du un pour un.
Un même SIREN peut être associé à plusieurs sites et plusieurs pages LinkedIn : par exemple un site officiel et un blog hébergés sur deux domaines séparés, ou plusieurs pages LinkedIn selon les marques et les filiales d'une entreprise. À l'inverse, un même site web peut couvrir plusieurs SIREN.
Reconstruire ces liens à la main sur des millions d'entreprises est impossible. Il faut des règles et du scoring, qui recoupent plusieurs signaux (dénomination, activité, adresse, domaine) et ne se reposent jamais sur le seul SIREN.
Notre différence : réconcilier des mondes qui ne se parlent pas
C'est justement là qu'on se distingue. Un acteur qui part uniquement des données légales a une base fiable mais muette sur le site et le LinkedIn ; un acteur qui part uniquement de LinkedIn a du contact vivant mais aucun ancrage sur l'entité réelle. Ces mondes ne se parlent pas, et ce qu'il faut, c'est quelqu'un qui tire parti du meilleur de chacun pour en faire une vue unique, juste et complète de l'entreprise. C'est ça, Pharow.
D'ailleurs, on ne se limite pas au web et au social : on va au bout de la donnée légale, on remonte les mandataires, on affiche les chiffres d'affaires et les résultats.
Chaque source prise seule a ses forces, mais aucune ne donne la vue complète. C'est la réconciliation qui les réunit :
Les pièges concrets du matching
Un homonyme mal tranché ou un mauvais site rattaché suffit à envoyer un commercial sur les mauvais contacts.
Les homonymes et les grands groupes
Le cas le plus parlant, c'est l'homonyme : deux entreprises différentes portent le même nom, et l'algo doit choisir la bonne. On a par exemple corrigé une société confondue avec une entreprise de feux d'artifice au nom identique. À la clé avant correction : mauvais site, mauvaise page LinkedIn, mauvais prospects.
Les grands groupes ajoutent une difficulté. Une banque ou un assureur, c'est des dizaines d'entités, de filiales et de marques, et rattacher un prospect à la bonne demande de comprendre la structure du groupe, pas seulement de comparer des noms. On a ainsi corrigé la Macif, dont l'entité principale était classée en « association » au lieu de son activité réelle, ce qui faussait tout son rattachement.
Le bon nom, mais le mauvais site ou LinkedIn
Reconnaître qu'un domaine appartient bien à l'entreprise ne suffit pas : encore faut-il le hiérarchiser, c'est-à-dire savoir si c'est son site principal, un simple sous-domaine ou un autre de ses sites, secondaire. On a par exemple corrigé Sézane, dont le lien pointait vers comingsoon.sezane.com au lieu de son vrai site, ou des cas où un sous-domaine de blog était pris pour le domaine principal. Plus grossier encore, le site rattaché peut être celui d'une société sans aucun rapport. Dans tous les cas, l'erreur reste invisible jusqu'au moment où l'utilisateur clique.
Sur LinkedIn, l'effet est encore plus direct. Une mauvaise page rattachée, ce sont de mauvais contacts remontés. Une page absente, ce sont zéro prospect sur une entreprise qui en compte pourtant des centaines, comme Gucci France, longtemps sans page rattachée.
Le rapprochement du SIREN vers le site et vers LinkedIn conditionne directement la qualité des personnes que vous allez contacter.
Vos rattachements ne doivent pas bouger sans raison
Un algo mal construit peut renvoyer des rattachements différents d'un calcul à l'autre, sans qu'aucune donnée d'entrée ait changé.
C'était l'un de nos défauts : avant la refonte, jusqu'à 7 % des rattachements changeaient d'une exécution à l'autre sans raison, et un utilisateur qui relançait un calcul voyait une partie de sa base bouger toute seule. On l'a supprimé, et à données d'entrée identiques, le résultat est aujourd'hui stable.
Combien de TPE-PME ont vraiment un site web exploitable ?
Autour de 65 % des TPE-PME déclarent un site web, mais Pharow n'en rattache un vraiment exploitable qu'à environ 28 % des entreprises de 1 à 49 salariés.
Alors comment expliquer cette différence ?
Ce que disent les enquêtes
Les enquêtes officielles donnent un taux élevé : d'après le baromètre France Num 2025, environ 65 % des TPE-PME possèdent un site internet (81 % pour les PME, France Num), et les études de l'Afnic tournent autour de 70 %.
Ce qu'on mesure, nous
Sur 3,3 millions d'entreprises de 1 à 49 salariés pour lesquelles on dispose de données légales, on en relie 937 000 à un site web qu'on peut rattacher à l'entité, soit environ 28 %.
L'écart avec les enquêtes n'est pas une contradiction, c'est une question de définition. Ces enquêtes sont déclaratives (un dirigeant qu'on interroge, sur un échantillon de quelques milliers d'entreprises) et comptent une présence en ligne au sens large : un vrai site, mais aussi une page Pages Jaunes, une page dans un annuaire, un profil Facebook ou Instagram.
Nous, on ne compte que ce qui est réellement utilisable pour prospecter, c'est-à-dire un site propre, résolvable et rattaché au bon SIREN, en écartant les annuaires, les réseaux sociaux et les domaines partagés (concrètement une page Pages Jaunes, page Facebook ou Instagram ne vous donne ni le bon domaine pour lancer un enrichissement email, ni un site propre à ouvrir pour qualifier le compte).
=> Une présence en ligne déclarée n'est pas un site web exploitable, et pour du ciblage ou de l'enrichissement, seule la seconde catégorie compte.
Ce que ça débloque quand vous prospectez
Un bon rattachement n'est pas un confort, c'est ce qui conditionne l'enrichissement email, le ciblage et la synchronisation de vos données CRM.
Le bon site débloque l'enrichissement email
Le bon site relié aux données légales vous donne d'un coup l'environnement légal de l'entreprise et, surtout, son bon domaine, et c'est ce domaine qui permet de lancer l'enrichissement email dans Pharow sur la bonne cible (sur un mauvais domaine, vous récupérez de mauvais emails, ou rien du tout).
La bonne page LinkedIn débloque les bons contacts
La bonne page LinkedIn vous connecte aux bonnes personnes dans la bonne entreprise, et les comptes qui ne remontaient aucun contact en remontent enfin.
L'entité légale débloque une synchro CRM propre
Tout étant calé sur l'entité légale, la synchro avec votre CRM devient propre, chaque compte et chaque contact arrivant dans HubSpot ou Pipedrive rattachés à la bonne entité, sans doublon ni faux compte.
=> Si le rattachement de départ est faux, l'enrichissement, le ciblage et la synchro sont faux à leur tour, et s'il est juste, toute la chaîne tient.

