Base de données entreprise : sources gratuites et payantes

Publié le
30.09.2026

Alexis Martel

Alexis, COO et cofondateur de Pharow. Depuis 2020, il a fait passer la plateforme de 0 à 1 000+ clients en pilotant la stratégie outbound et contenu.

Une base de données entreprise, c'est un répertoire structuré qui identifie les sociétés (SIREN, activité, adresse, dirigeants) et, selon la source, ajoute de quoi les cibler et les contacter. C'est l'outil qui permet de mesurer son marché avant de le prospecter : combien d'entreprises pourraient acheter, lesquelles on peut réellement servir, et qui contacter dans chacune.

Ce qui distingue les bases tient moins à leur prix qu'à la part du marché qu'elles permettent de voir.

En France, l'identité légale est gratuite et publique. L'Annuaire des Entreprises, Sirene, le Registre national des entreprises et Infogreffe suffisent pour vérifier une société.

Pour prospecter, trois familles de bases coexistent : celles qui s'appuient sur la donnée légale, celles qui partent de LinkedIn, et celles qui réconcilient les deux.

Pharow appartient à la troisième. On part des registres pour 3,4 millions d'entreprises actives (base Pharow, septembre 2026), puis on rattache à chacune son site, sa page LinkedIn, ses contacts et ses signaux d'activité.

⏱ En 30 secondes
  • Si vous voulez vérifier qu'une entreprise existe ou trouver son SIRET, l'Annuaire des Entreprises suffit. Il est gratuit, officiel, et regroupe les données de l'Insee, de l'INPI et d'autres administrations.
  • Si vous voulez compter les entreprises d'un secteur ou d'une région, téléchargez le stock Sirene sur data.gouv.fr. C'est la base la plus exhaustive, mais elle demande un traitement et ne contient aucun contact.
  • Si vous voulez constituer une liste de prospection, choisissez une base qui réconcilie la donnée légale avec les sites, LinkedIn et l'enrichissement des contacts. Une base légale couvre l'identité des entreprises mais rarement leurs décideurs, une base centrée sur LinkedIn peut manquer les sociétés sans page exploitable.
  • Si vous complétez un CRM existant, choisissez une base qui reconnaît les entreprises déjà présentes. Elle met à jour ce que vous avez déjà, sans créer de doublons.

Qu'est-ce qu'une base de données entreprise ?

Une base de données entreprise décrit les sociétés à trois niveaux : leur identité légale, les personnes qui y travaillent, et le contexte qui dit quand les contacter.

Identité, personnes, contexte

L'identité, c'est la donnée légale : SIREN et SIRET, code NAF, forme juridique, adresse du siège, capital, mandataires sociaux. Elle est publique, gratuite, et fait foi.

Les personnes, ce sont les décideurs au-delà du représentant légal : directeur commercial, responsable marketing, DRH, avec leur poste, leur email et leur téléphone.

Le contexte, ce sont les signaux qui changent la priorité d'un compte : un recrutement en cours, une levée de fonds, un outil utilisé sur le site, un effectif qui grandit.

L'identité dit qui est l'entreprise. Les personnes et le contexte disent qui contacter, et à quel moment.

Mesurer son TAM et son SAM

Le TAM (marché total adressable) est l'ensemble des entreprises qui pourraient acheter votre offre. Le SAM (marché réellement adressable) en est la part que vous pouvez servir compte tenu de votre produit, de votre zone et de votre modèle de vente.

Une base de données entreprise permet de compter ces ensembles, puis de les resserrer jusqu'aux personnes à contacter. Prenons un éditeur de logiciel RH qui vend aux entreprises de 50 à 199 salariés, avec une équipe commerciale basée à Paris (recherches dans l'application Pharow, 30 septembre 2026) :

Barres horizontales montrant la part des entreprises de 50 à 199 salariés restant à chaque étape : 100 % en France, 27 % en Île-de-France, 13 % avec un signal de croissance et 5 % avec un contact RH identifié.
Du marché total aux contacts, exemple d'un éditeur de logiciel RH (application Pharow, 30 septembre 2026).

Chaque étape demande une donnée différente. La taille et la zone viennent du registre, la croissance et les recrutements de sources privées, les contacts d'un rattachement entre l'entreprise et ses salariés.

La dernière étape est la plus sélective : un peu plus de quatre entreprises sur dix ont un interlocuteur RH identifiable. Filtrer un marché ne suffit donc pas, encore faut-il passer de l'entreprise à la personne. Dans les autres comptes, la fonction RH est souvent tenue par le dirigeant ou le responsable administratif et financier.

=> Avant d'être un fichier de prospection, une base de données entreprise sert à définir le marché sur lequel la prospection va s'exercer.

Les bases de données entreprises gratuites en France

Quatre sources publiques donnent accès à l'identité légale des entreprises françaises : l'Annuaire des Entreprises, Sirene, le RNE de l'INPI et Infogreffe.

SourceAccèsUsage principalCe qu'on y trouve
Annuaire des EntreprisesGratuitVérifier une entrepriseSIREN, SIRET, activité, adresse, dirigeants, établissements
Sirene (Insee)Gratuit, open dataExploiter le répertoire en masseUnités légales et établissements, SIREN, SIRET, code NAF, localisation, tranche d'effectif
RNE (INPI)GratuitAnalyser la vie juridiqueActes, statuts, comptes déposés, changements de dirigeants
InfogreffeConsultation gratuite, documents payantsConsulter les documents du greffeComptes annuels, actes
Annuaire des Entreprises
Gratuit
Pour vérifier une entreprise : SIREN, SIRET, activité, adresse, dirigeants, établissements.
Sirene (Insee)
Gratuit, open data
Pour exploiter le répertoire en masse : unités légales et établissements, SIREN, SIRET, code NAF, localisation, tranche d'effectif.
RNE (INPI)
Gratuit
Pour analyser la vie juridique : actes, statuts, comptes déposés, changements de dirigeants.
Infogreffe
Consultation gratuite, documents payants
Pour consulter les documents du greffe : comptes annuels, actes.

Sources publiques, état au 30 septembre 2026.

L'Annuaire des Entreprises

L'Annuaire des Entreprises est la porte d'entrée officielle vers les données publiques sur les sociétés françaises. Cette plateforme de l'État regroupe des informations issues de l'Insee, de l'INPI, de l'Urssaf et d'autres administrations.

On y trouve le SIREN et le SIRET, la raison sociale, l'adresse du siège, le code NAF, la forme juridique, la date de création, les établissements et les dirigeants déclarés. C'est le bon réflexe pour vérifier une entreprise, mais l'outil n'est pas conçu pour construire une liste filtrée par critères.

La base Sirene de l'Insee

Sirene recense des unités légales, ce qui ne veut pas dire que chacune exerce une activité.

Sur 8,9 millions d'unités légales des secteurs marchands, l'Insee en considère 5,5 millions comme économiquement actives, dont 1,8 million de micro-entrepreneurs (Insee, données 2022, publication de janvier 2026). Un fichier extrait tel quel du répertoire demande donc un retraitement avant de servir à prospecter.

Ce retraitement explique l'écart avec les 3,4 millions d'entreprises actives de Pharow. La base ne retient pas les entrepreneurs individuels, micro-entrepreneurs compris, qui pèsent à eux seuls 3 millions d'entreprises actives selon l'Insee. À l'inverse, elle couvre tous les secteurs, y compris ceux que le champ marchand de l'Insee laisse de côté, et elle compte les unités légales actives au registre en septembre 2026, là où l'Insee mesure une activité économique constatée en 2022.

Le répertoire attribue un SIREN à chaque unité légale et un SIRET à chaque établissement. Chaque unité y figure avec sa raison sociale, son adresse, son code APE, sa date de création, sa tranche d'effectif salarié et sa nature juridique, et le répertoire est mis à jour chaque jour. Le stock compte environ 30 millions d'établissements, actifs et fermés confondus.

Le site sirene.fr a fermé en décembre 2025. La consultation passe désormais par l'Annuaire des Entreprises, et la base complète se télécharge sur data.gouv.fr ou s'interroge par l'API Sirene.

Les registres juridiques : RNE et Infogreffe

L'INPI tient le Registre national des entreprises, qui centralise depuis 2023 les immatriculations, modifications et radiations. Infogreffe, le site des greffes des tribunaux de commerce, donne accès aux comptes annuels et aux actes des sociétés immatriculées au registre du commerce.

Les deux servent au même usage : analyser la structure juridique d'une société, suivre son historique, lire ses comptes avant un rendez-vous.

=> Les sources publiques répondent très bien à la question « qui est cette entreprise ? ». Aucune n'est conçue pour répondre à « qui dois-je appeler, et à quel moment ? ».

Les trois familles de bases de données entreprises

Les bases de prospection se construisent sur trois socles : la donnée légale, les profils professionnels de LinkedIn, ou la réconciliation des deux avec d'autres sources.

FamillePoint de départForceAngle mort
Base légaleLes registresVoit tout le marché immatriculéLes personnes et le contexte
Base construite autour de LinkedInLes profils professionnelsVoit les personnes, avec des postes à jourLes entreprises sans page LinkedIn rattachable
Base réconciliéeLe registre, puis le site, LinkedIn et d'autres sourcesVoit le marché, les personnes et les signauxDépend de la qualité du rattachement entre sources
Base légale
Les registres
Voit tout le marché immatriculé. Angle mort : les personnes et le contexte.
Base construite autour de LinkedIn
Les profils professionnels
Voit les personnes, avec des postes à jour. Angle mort : les entreprises sans page LinkedIn rattachable.
Base réconciliée
Le registre, puis le site, LinkedIn et d'autres sources
Voit le marché, les personnes et les signaux. Angle mort : dépend de la qualité du rattachement entre sources.

Les bases fondées sur la donnée légale

Ce sont les bases qui s'appuient principalement sur les registres publics, ainsi que les services qui les agrègent et les rendent plus faciles à consulter, comme Pappers. Leur force est l'exhaustivité : toute entreprise immatriculée y figure, avec un identifiant officiel qui ne change pas quand elle change de nom. C'est de là qu'un TAM doit partir : du marché réel des entreprises juridiquement identifiées, pas de la population d'un réseau professionnel.

En revanche, elles ne sont pas conçues pour identifier les décideurs au-delà des représentants légaux, ni pour fournir leurs coordonnées, et leurs filtres s'arrêtent au secteur, à l'effectif et à la localisation. Dans l'exemple du logiciel RH, le registre donne les 11 000 entreprises de la zone, pas celles qui recrutent ni leurs interlocuteurs RH.

Les bases construites autour de LinkedIn

LinkedIn Sales Navigator en est la référence. Sa richesse porte sur les personnes : les changements de poste y apparaissent plus vite que dans les registres, et l'outil permet le social selling, les InMails et le suivi de comptes en temps réel, en France comme à l'international. Une base légale n'est pas conçue pour ces usages.

En revanche, l'outil ne voit les entreprises qu'à travers leurs pages et leurs salariés. Or deux entreprises sur trois et trois dirigeants sur quatre n'ont pas de présence LinkedIn rattachée (entreprises légales, présidents et directeurs généraux, base Pharow, septembre 2026). Un TAM mesuré depuis LinkedIn passe donc à côté d'une grande partie des PME.

S'y ajoutent l'absence de SIREN et de code NAF, qui complique le rapprochement avec un CRM, et l'absence d'export natif : pour sortir une liste de Sales Navigator, il faut passer par un outil tiers.

Les bases qui réconcilient les sources

La troisième famille part du registre légal et y rattache ce qui manque : le site, la page LinkedIn, les décideurs, leurs coordonnées, les signaux d'activité. C'est l'approche de Pharow.

Le rattachement est la partie difficile. Pour chaque entreprise, on recoupe plusieurs signaux, du plus fiable au moins fiable : le SIREN quand il est présent, la page LinkedIn, le domaine, et le nom s'il est assez distinctif. On écarte au passage les domaines partagés et les pages d'annuaire.

La réconciliation réduit les lacunes, elle ne les supprime pas. Pharow relie à son site près d'une entreprise active sur trois (base Pharow, septembre 2026), en ne gardant que les rattachements qui passent ses règles de fiabilité. Beaucoup de TPE n'ont pas de site exploitable, ou partagent un domaine avec d'autres structures.

Son principe : chaque entreprise part de son identité légale, et les données qui y sont rattachées passent par des règles de vérification.

Pour les personnes, les coordonnées viennent d'une cascade d'enrichissement : chez Pharow, Dropcontact est interrogé en premier sur l'email, et FullEnrich prend le relais s'il ne trouve pas. Sur les campagnes Lemlist des utilisateurs qui l'ont connecté, les emails issus de Pharow rebondissent plus de trois fois moins que les contacts venus d'autres sources (juin à août 2026).

Ce que seule la réconciliation permet de produire : les signaux de croissance

Une base réconciliée ne se contente pas de stocker des données, elle produit des indicateurs. Le chiffre d'affaires vient des comptes publiés, l'effectif légal du registre, les recrutements des offres d'emploi, les technologies du site, l'effectif LinkedIn des profils professionnels, les levées de fonds des annonces de financement. Aucune ne suffit seule à caractériser une dynamique de croissance.

Prenez le chiffre d'affaires : moins d'une entreprise sur cinq publie des comptes complets. L'effectif légal est la référence officielle, mais il arrive par tranches et avec retard. L'effectif LinkedIn est plus frais, mais déclaratif. Comparer ces sources entre elles, et la même entreprise à deux dates, donne un signal plus fiable.

Schéma reliant quatre sources, comptes publiés, registre légal, profils LinkedIn et annonces de financement, à quatre critères de croissance qui convergent vers un seul signal, présent chez une entreprise active sur sept.
Un signal de croissance croise quatre sources (base Pharow, septembre 2026).

Ces critères ne mesurent pas la même chose, et c'est voulu : ils forment un indicateur composite. Une entreprise y entre si elle remplit au moins l'un d'eux (chiffre d'affaires en hausse sur deux exercices, effectif légal ou LinkedIn en hausse, ou levée de fonds de moins de deux ans). Sur cette base, environ 483 000 entreprises présentent au moins un signal de croissance en France, soit une entreprise active sur sept (base Pharow, septembre 2026). Les outils qui permettent de les cibler sont comparés dans notre article sur les outils pour identifier les entreprises en croissance.

=> Chaque famille voit une partie différente du même marché. La base légale le voit en entier mais sans les personnes, la base LinkedIn voit les personnes mais pas tout le marché, la base réconciliée part du marché entier et y rattache ce qu'elle peut vérifier.

Comment choisir sa base de données entreprise

Trois questions départagent les bases : couvrent-elles votre TAM, d'où viennent leurs données, et comment entrent-elles dans votre CRM sans doublon.

La couverture de votre marché

Testez la base sur votre cible réelle, pas sur une démo. Comptez les entreprises de votre segment dans le registre, puis regardez combien la base en retrouve, et pour combien elle propose au moins un décideur joignable. L'écart entre les deux chiffres dit ce que vous ne verrez jamais avec cet outil.

L'origine et la fraîcheur des données

Une base fiable s'appuie sur des sources vérifiables : les registres publics (Insee, INPI, greffes, BODACC), puis des sources privées comme les sites d'entreprise, LinkedIn ou les offres d'emploi. Les annuaires alimentés par les entreprises elles-mêmes sont précis au moment de la saisie, et vieillissent si personne ne les met à jour.

La fréquence de mise à jour compte autant : une base email se dégrade d'environ 22 % par an (estimation HubSpot), parce que les gens changent de poste ou d'entreprise.

Fréquence de mise à jour des données Pharow par type : actualités en direct, recrutements et levées de fonds tous les 15 jours, données légales, financières et contacts tous les mois, technologies et sites web tous les 3 mois.
Fréquence de mise à jour de chaque type de donnée dans Pharow (septembre 2026).

La conformité RGPD

Le RGPD s'applique en B2B dès qu'une donnée identifie une personne, comme le nom d'un dirigeant ou un email nominatif. La prospection par email peut alors reposer sur l'intérêt légitime si la sollicitation est en rapport avec l'activité professionnelle du destinataire. La personne doit être informée de l'utilisation de ses données à des fins de prospection et pouvoir s'y opposer simplement et gratuitement.

Un fournisseur sérieux documente l'origine de ses données et facilite les demandes d'opposition. La responsabilité reste partagée : c'est à vous de justifier ce que vous avez utilisé. Les règles détaillées sont sur la page de la CNIL consacrée à la prospection commerciale.

L'entrée dans le CRM

Une base qui ne s'intègre pas à vos outils vous condamne aux imports manuels, et chaque import manuel est une occasion de créer des doublons ou d'écraser un champ. Vérifiez l'export CSV, les connecteurs vers votre CRM et vos outils d'envoi, et surtout la capacité à reconnaître une entreprise ou un contact déjà présent.

Sur HubSpot et Pipedrive, l'export de Pharow reconnaît les entreprises et les contacts existants et les met à jour au lieu de les recréer. Pour les autres critères (tests avant achat, tarifs), notre guide pour choisir une base de données B2B détaille la méthode.

=> Le bon choix dépend moins du volume annoncé que de la part de votre marché que la base voit vraiment, et de la date à laquelle elle l'a vérifiée.

Sources et méthode des chiffres Pharow

Les chiffres Pharow de cet article sont calculés sur la base Pharow à une date donnée : ce ne sont pas des statistiques officielles, et ils varient avec le périmètre retenu.

Questions fréquentes sur les bases de données entreprise

C'est un ensemble structuré d'informations sur les sociétés, qui peut couvrir trois niveaux : l'identité légale (SIREN, SIRET, code NAF, forme juridique), les personnes qui y travaillent et leurs coordonnées, et des signaux d'activité comme les recrutements ou les levées de fonds. Les registres publics ne couvrent que le premier niveau, les bases de prospection ajoutent les deux autres.

Non, le site sirene.fr a fermé en décembre 2025. La consultation du répertoire Sirene se fait désormais sur l'Annuaire des Entreprises (annuaire-entreprises.data.gouv.fr). Le stock complet reste téléchargeable gratuitement sur data.gouv.fr et interrogeable par l'API Sirene de l'Insee.

Les principales sont l'Annuaire des Entreprises, le répertoire Sirene de l'Insee et le Registre national des entreprises de l'INPI, complétés par Infogreffe pour les documents du greffe et par des sites de consultation comme Pappers. Elles donnent l'identité légale, les dirigeants déclarés et les documents déposés. Aucune ne fournit une base structurée d'emails et de téléphones de décideurs.

Le plus simple est de saisir le nom ou l'adresse de la société sur l'Annuaire des Entreprises, qui affiche son SIREN, ses SIRET, son code NAF et sa forme juridique. Pappers permet la même recherche gratuitement. Pour traiter une liste entière, le fichier Sirene sur data.gouv.fr ou l'API Sirene évitent la recherche au cas par cas.

Le répertoire Sirene recense environ 30 millions d'établissements, y compris ceux qui ont fermé. Rapporté aux entreprises, l'Insee dénombre 8,9 millions d'unités légales dans l'industrie, la construction, le commerce et les services, dont 5,5 millions ont une activité économique réelle (données 2022, publiées en janvier 2026).

Non, pas sans la compléter. Les registres publics donnent le dirigeant légal, mais pas les autres décideurs ni leurs coordonnées, et leurs filtres se limitent au secteur, à l'effectif et à la localisation. Il faut les croiser avec une base qui rattache à chaque entreprise son site, sa page LinkedIn et les coordonnées de ses contacts.

Une base légale couvre toutes les entreprises immatriculées mais n'identifie que leurs représentants légaux. Une base LinkedIn est riche et à jour sur les personnes, mais ne voit pas les entreprises qui n'ont pas de page LinkedIn rattachable, soit une grande partie des PME françaises. Une base réconciliée part du registre légal et y rattache le site, la page LinkedIn et les contacts de chaque entreprise.

D'après la base Pharow, près d'un demi-million d'entreprises françaises présentent au moins un signal de croissance en septembre 2026 : chiffre d'affaires en hausse sur deux exercices, effectif légal ou LinkedIn en hausse, ou levée de fonds de moins de deux ans. Ce chiffre ne peut pas être tiré d'un registre seul, parce que moins d'une entreprise sur cinq publie des comptes complets et que l'effectif légal évolue par tranches.

Oui, dès qu'elles identifient une personne, comme le nom d'un dirigeant ou un email nominatif. En B2B, la CNIL admet que la prospection par email repose sur l'intérêt légitime si le message est en rapport avec la profession du destinataire, à condition de l'informer et de lui permettre de s'opposer simplement et gratuitement. Les données purement légales sur la société, comme le SIREN ou l'adresse du siège, ne sont pas des données personnelles.